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Des particules radioactives dans le nuage de sable au-dessus de la France ?

Un laboratoire installé en Normandie affirme avoir trouver des composants radioactifs dans les poussières du Sahara qui sont remontées sur la France. Une observation réalisée début février dans l’Est de la France.

Chamonix le 6 février dernier - © anthoandre05/instagram

Un important nuage de sable venu tout droit du désert saharien avait touché la France, au début du mois de février. Des images spectaculaires avaient fait le tour des réseaux sociaux. Dans le même temps, l’Association pour le contrôle de la radioactivité dans l’Ouest de la France (ACRO), a réalisé une série d’analyses. Des prélèvements réalisés dans le Haut-Doubs, sur la commune de La Chapelle-des-Bois, révèlent la présence de radioactivité dans les fines particules de sable. Des poussières qui se sont déposées sur de multiples surfaces.

Comment expliquer sa présence dans les poussières ?


Le composant radioactif observé est le « Césium 137 ». Il est transporté dans ces fameux nuages de poussières sahariennes, remontant lors d’un important flux de sud. Le phénomène a été observé plusieurs fois durant ce mois de février. Une grande partie de l’Europe a également été concernée, jusqu’en Scandinavie. Ce composant radioactif artificiel n’est pas présent de façon naturelle dans le sable. Il faut repartir dans les années 60 pour retrouver la source de sa présence. A l’époque, de nombreux pays occidentaux menaient des essais nucléaires. La France aussi et notamment dans le Sahara algérien.

Dangereux pour la santé ?


A priori non, d’après le laboratoire normand interrogé par nos confrères de France Bleu Normandie. Plus de 60 ans ont passé depuis son dépôt dans le Sahara. Cependant, Pierre Barbey, conseiller scientifique et bénévole au laboratoire ACRO, affirme que « les risques sont pour les gens sédentaires ou nomades de la région du Sahara. Eux, ils ont cet environnement, qui est constamment pollué depuis longtemps. Nous ce n’est qu’un passage », détaille le spécialiste dans une interview accordée à la radio régionale.